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Comment fonctionne Bitcoin

Pour qui veut aller au-delà du pourquoi : les mécanismes qui rendent possibles les cinq propriétés du Bitcoin.

Rareté : comment le plafond est garanti

De nouveaux bitcoins sont créés à chaque bloc, environ toutes les dix minutes, en récompense du travail des mineurs. Cette récompense est divisée par deux tous les 210 000 blocs, soit à peu près tous les quatre ans : c'est le halving. Partie de 50 bitcoins par bloc en 2009, elle est de 3,125 depuis avril 2024.

Cette suite de divisions converge mathématiquement vers 21 millions. Chaque ordinateur du réseau vérifie que la règle est respectée : un bloc qui créerait un bitcoin de trop serait rejeté par tous.

Le dernier bitcoin sera émis aux alentours de 2140. Le calendrier complet est connu depuis le premier jour.
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Durabilité : pourquoi on ne peut pas le falsifier

Toutes les transactions sont inscrites dans un registre public, la blockchain, recopié à l'identique sur des dizaines de milliers d'ordinateurs. Chaque bloc est scellé cryptographiquement au précédent : modifier une transaction passée obligerait à refaire tout le travail accumulé depuis, ce qui est hors de portée.

Le même bitcoin ne peut pas être dépensé deux fois : le réseau vérifie chaque transaction contre l'historique complet.

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Décentralisation : pourquoi personne ne le contrôle

Le réseau est formé de nœuds, des ordinateurs qui appliquent tous les mêmes règles et vérifient tout de manière indépendante. Il n'y a ni serveur central, ni siège, ni conseil d'administration.

Changer une règle fondamentale, comme le plafond de 21 millions, supposerait que l'immense majorité des utilisateurs adopte volontairement une nouvelle version du logiciel. En pratique, aucune proposition qui affaiblirait la valeur de leurs propres bitcoins n'a de chance d'être acceptée.

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Transférabilité : comment il circule

Un bitcoin se divise en 100 millions de satoshis, la plus petite unité. Une transaction est un message signé qui réattribue des satoshis d'une adresse à une autre ; elle est définitivement inscrite après validation par le réseau.

Pour les petits paiements fréquents, des couches complémentaires comme le réseau Lightning permettent des transferts quasi instantanés à coût très faible.

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Souveraineté : ce que veut dire détenir ses clés

Posséder des bitcoins, c'est détenir une clé privée : une suite de caractères secrète qui permet de signer les transactions. Qui détient la clé contrôle les bitcoins.

Trois grandes façons de conserver directement du Bitcoin :

  • Auprès d'un dépositaire agréé, qui conserve les clés pour vous. Simple, mais vous dépendez de lui.
  • En autoconservation, sur un appareil dédié. Vous êtes seul maître, et seul responsable : une clé perdue ne se récupère pas.
  • En multisignature, où plusieurs clés réparties entre plusieurs personnes ou lieux sont nécessaires pour déplacer les fonds. C'est la voie la plus adaptée aux entreprises et à la transmission.

Il est également possible de le conserver indirectement, via des produits financiers cotés (trackers, ETC ou ETN). Cette approche présente l'intérêt d'un traitement de type « action cotée ».

Pour une entreprise, la conservation pose aussi des questions de gouvernance : qui peut autoriser un mouvement, comment se répartissent les clés, comment on en rend compte. La méthode trésorerie y revient.
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